WeLight lève 27 M€ avec l'appui de l'IFC pour étendre ses mini-réseaux solaires ruraux au Nigeria et en RDC
WeLight, développeur de mini-réseaux solaires destinés aux communautés rurales d'Afrique subsaharienne, a levé 27 millions d'euros de financements, l'International Finance Corporation (IFC) entrant à...
WeLight, développeur de mini-réseaux solaires destinés aux communautés rurales d'Afrique subsaharienne, a levé 27 millions d'euros de financements, l'International Finance Corporation (IFC) entrant à son capital pour soutenir une expansion vers deux des plus grands marchés non desservis du continent.
L'entreprise a annoncé le 24 juin 2026 que l'IFC, la branche dédiée au secteur privé du Groupe de la Banque mondiale, était devenue actionnaire dans le cadre de cette opération, sans toutefois divulguer la taille de sa participation. L'IFC rejoint les actionnaires existants AXIAN, Sagemcom et Norfund. WeLight a indiqué que ces capitaux financeraient son expansion au Nigeria et en République démocratique du Congo, tout en renforçant ses opérations établies à Madagascar et au Mali.
Le modèle de WeLight associe production solaire, stockage par batteries et distribution locale pour desservir des communautés rurales hors de portée des réseaux nationaux. L'entreprise indique avoir déployé près de 190 mini-réseaux, fournissant de l'électricité à plus de 800 000 personnes par jour, et vise plus de 1 000 d'ici 2030. Le directeur général, Romain de Villeneuve, a présenté l'investissement de l'IFC comme une étape vers la constitution d'une plateforme panafricaine couvrant les principaux marchés d'électrification rurale du continent.
Le choix du Nigeria et de la RDC vise les plus fortes concentrations de pauvreté énergétique du continent. Selon le rapport Tracking SDG 7: The Energy Progress Report 2026, 655 millions de personnes dans le monde n'avaient toujours pas accès à l'électricité en 2024, dont 563 millions en Afrique subsaharienne. Le Nigeria comptait 87 millions de personnes sans électricité et la RDC 85 millions, les deux plus grands déficits d'accès nationaux de la région.
Le défi plus profond que ce financement entend relever est que l'électrification rurale recule. Le même rapport estime que 451 millions de personnes en milieu rural en Afrique subsaharienne vivaient sans électricité en 2024, soit davantage qu'en 2010, la croissance démographique dépassant le rythme des nouveaux raccordements. Les mini-réseaux solaires décentralisés du type de ceux que construit WeLight sont largement considérés comme la voie la plus viable vers ces communautés rurales, l'extension des réseaux de transport nationaux vers des populations dispersées et peu consommatrices étant souvent non rentable.
Malgré les promesses du modèle, la question centrale est celle de l'échelle, et l'entreprise la pose elle-même en ces termes. Les quelque 190 mini-réseaux de WeLight desservant 800 000 personnes représentent une empreinte éprouvée mais modeste face à des déficits d'accès qui se chiffrent en dizaines de millions par pays. Atteindre l'objectif de 1 000 réseaux d'ici 2030 reviendrait à plus que quintupler son parc, et la capacité à y parvenir, l'entreprise l'a reconnu, déterminera si l'approche des mini-réseaux peut passer d'un ensemble de projets locaux réussis à une solution à l'échelle continentale. La levée de 27 millions d'euros, et la crédibilité institutionnelle que confère l'entrée de l'IFC, visent précisément à débloquer les pools de capitaux plus importants qu'exige une telle échelle.
L'entreprise a annoncé le 24 juin 2026 que l'IFC, la branche dédiée au secteur privé du Groupe de la Banque mondiale, était devenue actionnaire dans le cadre de cette opération, sans toutefois divulguer la taille de sa participation. L'IFC rejoint les actionnaires existants AXIAN, Sagemcom et Norfund. WeLight a indiqué que ces capitaux financeraient son expansion au Nigeria et en République démocratique du Congo, tout en renforçant ses opérations établies à Madagascar et au Mali.
Le modèle de WeLight associe production solaire, stockage par batteries et distribution locale pour desservir des communautés rurales hors de portée des réseaux nationaux. L'entreprise indique avoir déployé près de 190 mini-réseaux, fournissant de l'électricité à plus de 800 000 personnes par jour, et vise plus de 1 000 d'ici 2030. Le directeur général, Romain de Villeneuve, a présenté l'investissement de l'IFC comme une étape vers la constitution d'une plateforme panafricaine couvrant les principaux marchés d'électrification rurale du continent.
Le choix du Nigeria et de la RDC vise les plus fortes concentrations de pauvreté énergétique du continent. Selon le rapport Tracking SDG 7: The Energy Progress Report 2026, 655 millions de personnes dans le monde n'avaient toujours pas accès à l'électricité en 2024, dont 563 millions en Afrique subsaharienne. Le Nigeria comptait 87 millions de personnes sans électricité et la RDC 85 millions, les deux plus grands déficits d'accès nationaux de la région.
Le défi plus profond que ce financement entend relever est que l'électrification rurale recule. Le même rapport estime que 451 millions de personnes en milieu rural en Afrique subsaharienne vivaient sans électricité en 2024, soit davantage qu'en 2010, la croissance démographique dépassant le rythme des nouveaux raccordements. Les mini-réseaux solaires décentralisés du type de ceux que construit WeLight sont largement considérés comme la voie la plus viable vers ces communautés rurales, l'extension des réseaux de transport nationaux vers des populations dispersées et peu consommatrices étant souvent non rentable.
Malgré les promesses du modèle, la question centrale est celle de l'échelle, et l'entreprise la pose elle-même en ces termes. Les quelque 190 mini-réseaux de WeLight desservant 800 000 personnes représentent une empreinte éprouvée mais modeste face à des déficits d'accès qui se chiffrent en dizaines de millions par pays. Atteindre l'objectif de 1 000 réseaux d'ici 2030 reviendrait à plus que quintupler son parc, et la capacité à y parvenir, l'entreprise l'a reconnu, déterminera si l'approche des mini-réseaux peut passer d'un ensemble de projets locaux réussis à une solution à l'échelle continentale. La levée de 27 millions d'euros, et la crédibilité institutionnelle que confère l'entrée de l'IFC, visent précisément à débloquer les pools de capitaux plus importants qu'exige une telle échelle.