Les coupures d'électricité au Haut-Katanga liées à un litige de 33 millions de dollars entre la SNEL et ZESCO
Les coupures d'électricité répétées dans le sud-est de la République démocratique du Congo — touchant les territoires de Sakania, Kasenga et Pweto ainsi que la commune de Mokambo, dans la province du...
Les coupures d'électricité répétées dans le sud-est de la République démocratique du Congo — touchant les territoires de Sakania, Kasenga et Pweto ainsi que la commune de Mokambo, dans la province du Haut-Katanga — découlent d'un litige financier entre l'entreprise publique congolaise, la Société nationale d'électricité (SNEL), et la zambienne ZESCO, ont indiqué des responsables congolais.
S'exprimant lors de la 11e édition du forum ExpoBeton, tenu à Kalemie du 27 au 30 mai 2026, le ministre des Ressources hydrauliques et électriques, Aimé Molendo Sakombi, a déclaré que le différend porte sur une créance estimée à 33 millions de dollars, que la SNEL conteste au motif que la dette alléguée n'a pas été étayée. ZESCO a suspendu l'approvisionnement de plusieurs localités du Haut-Katanga en février, puis de nouveau en mai 2026, invoquant des impayés et des difficultés liées au cadre contractuel entre les deux entreprises.
Le dispositif en cause est une fourniture transfrontalière de longue date, au niveau de la distribution. ZESCO alimente directement ces localités frontalières congolaises à la tension de distribution — Sakania et Mokambo en 11 kV, Pweto en 33 kV —, et non par le réseau de transport, ce qui reflète leur isolement par rapport au réseau propre de la SNEL. Les comptes rendus de la société civile congolaise et de la presse locale attribuent la rupture à un contrat de fourniture non renouvelé depuis 2018, malgré plusieurs rappels adressés à la SNEL. Dans une lettre datée du 12 mai, ZESCO United a accordé à la SNEL un préavis de 48 heures avant la déconnexion des trois territoires et de Mokambo, suscitant l'inquiétude des habitants et des représentants de la société civile locale.
Le directeur des études et de la planification de la SNEL, Albéric Tukuzu, a déclaré au forum que les coupures avaient été effectuées en violation des procédures établies, et que les autorités congolaises avaient agi pour limiter les perturbations et réduire la dépendance des communautés concernées à l'électricité importée.
S'agissant des solutions, M. Tukuzu a indiqué que des groupes électrogènes avaient déjà été déployés pour maintenir l'approvisionnement, et que le département des études et de la planification de la SNEL avait achevé les évaluations en vue de l'installation de deux centrales solaires de 2 MW destinées à desservir Mokambo et Pweto, fonctionnant en systèmes hybrides associant production solaire et secours par groupes électrogènes.
Selon la conception retenue, les panneaux solaires produiraient en journée tandis que les groupes électrogènes assureraient le secours et la recharge des batteries en cas d'ensoleillement insuffisant — un dispositif censé fournir jusqu'à 22 heures d'électricité par jour. Pour Sakania, une solution distincte prévoit la construction d'une ligne électrique d'environ 4 km permettant d'alimenter la ville à partir d'une autre source. La SNEL a présenté ces projets comme des mesures transitoires destinées à renforcer la résilience énergétique des zones frontalières, dans l'attente de solutions de plus long terme.
Les épisodes de 2026 ne sont pas isolés : des coupures comparables avaient été enregistrées dans la même zone frontalière dès 2016, déjà sur fond de litiges de dette impliquant ZESCO. Cette récurrence révèle une vulnérabilité structurelle : malgré le potentiel hydroélectrique considérable de la RDC, ces localités reculées du sud-est demeurent tributaires de l'approvisionnement zambien, faute d'être raccordées au réseau interconnecté de la SNEL.
Le différend survient en outre à un moment difficile pour ZESCO, confrontée à son propre déficit d'approvisionnement intérieur et contrainte d'importer de l'électricité tout en durcissant ses conditions commerciales — un contexte qui éclaire sa fermeté accrue sur les créances transfrontalières. Les efforts plus larges d'intégration régionale, dont l'interconnexion Kolwezi-Solwezi, longtemps planifiée et destinée à renforcer l'approvisionnement du corridor Katanga-Copperbelt, demeurent en cours de réalisation.
S'exprimant lors de la 11e édition du forum ExpoBeton, tenu à Kalemie du 27 au 30 mai 2026, le ministre des Ressources hydrauliques et électriques, Aimé Molendo Sakombi, a déclaré que le différend porte sur une créance estimée à 33 millions de dollars, que la SNEL conteste au motif que la dette alléguée n'a pas été étayée. ZESCO a suspendu l'approvisionnement de plusieurs localités du Haut-Katanga en février, puis de nouveau en mai 2026, invoquant des impayés et des difficultés liées au cadre contractuel entre les deux entreprises.
Le dispositif en cause est une fourniture transfrontalière de longue date, au niveau de la distribution. ZESCO alimente directement ces localités frontalières congolaises à la tension de distribution — Sakania et Mokambo en 11 kV, Pweto en 33 kV —, et non par le réseau de transport, ce qui reflète leur isolement par rapport au réseau propre de la SNEL. Les comptes rendus de la société civile congolaise et de la presse locale attribuent la rupture à un contrat de fourniture non renouvelé depuis 2018, malgré plusieurs rappels adressés à la SNEL. Dans une lettre datée du 12 mai, ZESCO United a accordé à la SNEL un préavis de 48 heures avant la déconnexion des trois territoires et de Mokambo, suscitant l'inquiétude des habitants et des représentants de la société civile locale.
Le directeur des études et de la planification de la SNEL, Albéric Tukuzu, a déclaré au forum que les coupures avaient été effectuées en violation des procédures établies, et que les autorités congolaises avaient agi pour limiter les perturbations et réduire la dépendance des communautés concernées à l'électricité importée.
S'agissant des solutions, M. Tukuzu a indiqué que des groupes électrogènes avaient déjà été déployés pour maintenir l'approvisionnement, et que le département des études et de la planification de la SNEL avait achevé les évaluations en vue de l'installation de deux centrales solaires de 2 MW destinées à desservir Mokambo et Pweto, fonctionnant en systèmes hybrides associant production solaire et secours par groupes électrogènes.
Selon la conception retenue, les panneaux solaires produiraient en journée tandis que les groupes électrogènes assureraient le secours et la recharge des batteries en cas d'ensoleillement insuffisant — un dispositif censé fournir jusqu'à 22 heures d'électricité par jour. Pour Sakania, une solution distincte prévoit la construction d'une ligne électrique d'environ 4 km permettant d'alimenter la ville à partir d'une autre source. La SNEL a présenté ces projets comme des mesures transitoires destinées à renforcer la résilience énergétique des zones frontalières, dans l'attente de solutions de plus long terme.
Les épisodes de 2026 ne sont pas isolés : des coupures comparables avaient été enregistrées dans la même zone frontalière dès 2016, déjà sur fond de litiges de dette impliquant ZESCO. Cette récurrence révèle une vulnérabilité structurelle : malgré le potentiel hydroélectrique considérable de la RDC, ces localités reculées du sud-est demeurent tributaires de l'approvisionnement zambien, faute d'être raccordées au réseau interconnecté de la SNEL.
Le différend survient en outre à un moment difficile pour ZESCO, confrontée à son propre déficit d'approvisionnement intérieur et contrainte d'importer de l'électricité tout en durcissant ses conditions commerciales — un contexte qui éclaire sa fermeté accrue sur les créances transfrontalières. Les efforts plus larges d'intégration régionale, dont l'interconnexion Kolwezi-Solwezi, longtemps planifiée et destinée à renforcer l'approvisionnement du corridor Katanga-Copperbelt, demeurent en cours de réalisation.